UMP et PS s'indignent à qui mieux mieux de l'existence d'un Quick 100% halal. Pourtant, qui est responsable de la politique qui conduit à ce genre d'extrémité, qui a joué la carte de la diversité contre celle de l'égalité? Devinez ce que répondent les blogueurs du Vrai débat.
L'affaire du Quick 100% halal aura été l'occasion pour la classe politique d'emboîter unanimement le pas de Marine Le Pen en dénonçant les dérives communautaristes.
Au moins en ce qui concerne l'UMP et le PS, parce qu'ils ont été directement aux responsabilités, cette indignation n'est pas crédible, et prend de sérieux accents électoralistes à quelques semaines des régionales.
On feint de s'indigner de cette nouvelle manifestation du communautarisme triomphant, mais on y participe pourtant tous les jours activement. L'air outré et bien décidé à en découdre devant les tribunaux, le maire de Roubaix a été incontestablement le meilleur acteur de tous, faisant mine de découvrir lundi dernier que le seul Quick de sa ville était exclusivement halal depuis...le 30 novembre 2009 ! Et quoi de plus cocasse que d'apprendre que le gérant de ce restaurant est un conseiller municipal UMP...
UMP et PS sont directement responsables du vent de folie communautariste qui souffle aujourd'hui sur la France. En n'ayant eu de cesse de reculer sur les valeurs républicaines ces dernières décennies, en n'ayant plus à la bouche que les mots de «minorités» (visibles ou pas), «communautés» et «droit à la différence», ils tuent à feux doux le concept républicain français de citoyenneté. Quand toutes les «élites» politiques se bousculent au dîner annuel du CRIF, quand un ministre de l'Intérieur aujourd'hui président de la République crée le CFCM, conseil français du culte musulman, devenu comme il fallait s'y attendre organe communautaire, on ne doit pas s'étonner de voir en parallèle le communautarisme grignoter insidieusement la République et la nation.
La dernière trouvaille de Nicolas Sarkozy, la discrimination positive importée tout droit des Etats-Unis, ne fait qu'accélérer ce mouvement destructeur. Fondée sur le concept de « diversité » (ethnique bien sûr), la discrimination positive est l'exact opposé de l'égalité républicaine, de la méritocratie et de l'universalisme. Elle consiste à accorder des avantages et à donner des passe-droit à certaines catégories de la population en fonction de la couleur de la peau, qu'il s'agisse de l'accès aux meilleures écoles, à l'emploi ou dans la progression de carrière. Avec ses amis Claude Bébéar et Yazid Sabeg, idéologues du concept anglo-saxon de « diversité », Nicolas Sarkozy est en train de généraliser les pratiques de discrimination positive, jusque dans l'administration où des filières sans concours ont été créées en catimini.
Inutile de dire que discrimination positive et communautarisme avancent main dans la main, parce que ce sont les communautés les mieux organisées qui pourront espérer bénéficier du maximum d'avantages. La société américaine en sait quelque chose... L'indignation générale au sujet des Quick 100% Halal est donc feinte. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'une posture destinée à tromper les électeurs. Sur ce sujet comme sur tant d'autres, faits et discours sont en dissonance parfaite.
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